Sexisme ordinaire dans l’événementiel : un vécu

On était sur un événement. Ambiance détendue, cadre sympa, un campement, au milieu des vignes.

Ma cliente nous conduisait en voiturette quand deux intervenants, ses prestataires, nous arrêtent en route. Le premier lance un « hop hop hop, contrôle de police ». Je rentre dans le jeu, je m’adresse à ma cliente en disant « ils nous arrêtent pour excès de charisme je crois. »

Le second intervient alors pour dire : « Tu auras du charisme quand tu rempliras ton t-shirt. »

Silence.

J’ai répondu « On est encore sur ce genre de blague en 2026 ? » avant de continuer ma route. Désarçonnée, oui. Mais surtout fatiguée.

Une blague qui n'en est pas une

Ce qui est sournois avec ce genre de remarque, c’est qu’elle arrive habillée en blague. En légèreté. En « c’était pour rire ». Les petits surnoms, les petites piques, les commentaires sur l’apparence : on nous apprend à les encaisser, à ne pas « faire d’histoire », à sourire.

Sauf que ça s’accumule. Et ça fatigue.

Ce que je voulais poser ici

Je ne cite personne. Je ne règle aucun compte.

Je pose juste le constat : même dans un cadre détendu, entre prestataires, on n’est préservées nulle part.

J’ai pour habitude de vous faire rire ou sourire avec mes posts. Aujourd’hui j’avais juste envie de vous dire que ce genre de « vanne » en 2026, ça ne fait plus rire.